L’Île du Sud de la Nouvelle-Zélande est un condensé de nature sauvage : montagnes mythiques, littoraux battus par les vents, fjords brumeux et faune rare… De Queenstown aux confins du Fjordland, suivez mon itinéraire axé sur la randonnée à travers l’Otago, les Catlins et le Mount Cook.
Articles précédents :
Itinéraire de 3 semaines sur l’île du Nord
Sommaire :
- 1 – Queenstown / Wanaka
- 2 – Région du Mount Cook / Lac Tekapo
- 3 – Côte Sud-Est : Les Catlins
- 4 – Fjordland

La suite (Haast, Côte Ouest, le Nord-Est et la région de Nelson-Tasman) sera publié dans un nouveal article.
1 : Queenstown / Wanaka

C’est au départ de Queenstown que nous commencerons notre tour de l’île du Sud ! Surnommée la « capitale de l’aventure », Queenstown est le lieu idéal pour profiter des nombreuses randonnées qu’offrent les Alpes néo-zélandaises. Nous allons ensuite nous diriger vers Wanaka, mon village coup de coeur et là où j’ai vécu et travaillé pendant 7 mois lors de mon « Permis Vacances Travail ».
Pour éviter des doublons et que cet article ne soit trop long, je vous invite à consulter mes précédents articles où je liste mes randonnées favorites dans la région de Queenstown / Arrowtown ainsi que Wanaka / Lac Hawea
Vous pouvez retrouver les détails des randonnées suivantes :










2 : Région du mount cook : Twizel / lac Pukaki / Lac tekapo

Pour rejoindre le Mount Cook, nous empruntons Lindis Pass : une magnifique route alpine, à une altitude de 971 m, offrant aux voyageurs un panorama sur la vallée et les montagnes environnantes. Conseil (qui s’applique partout en Nouvelle-Zélande tellement les routes sont belles) : prévoyez du temps supplémentaire pour les arrêts au bord de la route !

Avant d’arriver à Twizel, nous allons faire un court arrêt à environ 10km de Omanara afin d’admirer un site géologique d’exception :
Clay Cliffs

L’accès à Clay Cliffs se fait via une route de gravier (faites attention aux nids-de-poule), mais pas de panique : c’est faisable avec une simple voiture.
Difficulté : facile, 1.3km, 85 dénivelé +, 30 minutes A/R

Situées le long de la rivière Ahuriri, ces impressionnantes falaises en roches sédimentaires sont visibles depuis la route. Rien ne vaut une visite de plus près pour admirer ces pinnacles pointus, érodés par le vent et la pluie. En raison de sa fragilité, il est important de rester sur le sentier balisé et de ne pas grimper n’importe où afin de préserver le site.
Twizel
Que faire à Twizel ?
- Niveau gastronomie : Si vous aimez le saumon, je ne peux que conseiller « High Country Salmon », ferme de saumon où vous pouvez déguster de délicieux plats frais dans son café-restaurant !
- Niveau détente : Profitez du bord du lac Pukaki, avec son bleu intense et son panorama exceptionnel sur le Mount Cook.


- 3. Niveau randonnée : Greta track : Difficile, 17.1km, 945m dénivelé +, 4.5h boucle

On connaît tous le lac Tekapo ou le lac Pukaki, mais avez-vous entendu parler du lac Ohau ? Si la réponse est non, laissez-moi vous convaincre de l’inclure dans votre itinéraire si vous préférez les endroits hors sentiers-battus et calmes. Je vous emmène sur la Greta Track, donnant un magnifique point de vue sur le lac Ohau, les montagnes et les glaciers. Malheureusement, je n’ai pas eu le temps de faire la boucle (je n’avais qu’une demi-journée devant moi), mais l’aller-retour jusqu’au sommet était amplement suffisant pour en prendre plein les yeux.

L’accès se fait par une route étroite en gravier, longeant le lac Ohau. Faisable en van, mais pas en camping-car ! Et que dire de ce paysage ? J’avais l’impression d’être au milieu de nulle part, avec l’eau turquoise d’un côté, les montagnes, les glaciers, une colline verdoyante de l’autre bord… C’était vraiment digne d’une carte postale. Qu’une envie : grimper pour avoir une meilleure vue !

La montée ne comporte pas de difficulté particulière, prévoyez juste de bonnes chaussures pour la boue/l’eau, et aussi de bons crampons pour les petits cailloux. Nous n’avons croisé qu’une seule personne pendant toute la durée de cette randonnée… Le calme absolu. & un paysage qui se dévoile de plus en plus au fur et à mesure qu’on prend de la hauteur. Il est difficile de lister les meilleures randonnées de la Nouvelle-Zélande, tellement tout est incroyable, mais celle-ci m’a particulièrement plu.

- 4 : Niveau sensations fortes : Sauter en parachute !

Moi, folle ? Peut-être ! En tout cas, c’est un cadeau que je me suis offert pour mes 31 ans. Et que demander de mieux que de pouvoir le faire en Nouvelle-Zélande, dans un décor de rêve ? Je l’ai fait avec Skydive Mt Cook en réservant sur le site Bookme (lien ici). Site que je recommande pour avoir des réductions sur tous types d’activités en Nouvelle-Zélande ! J’ai pu avoir un tarif à 279 NZD (hors photos/vidéo), ce qui était plutôt pas mal. Bien évidemment, j’ai payé un tarif supplémentaire (200 NZD) pour avoir un photographe extérieur qui saute avec nous pour immortaliser tout ça. C’est un sacré budget mais je n’ai aucun regret ! C’est un souvenir qui me restera jusqu’au bout de ma vie.
Pour ceux qui hésitent à cause de la peur : c’est tout à fait normal. Si vous pouvez trouver quelqu’un avec qui le faire, ça vous motivera ! Personnellement, ça n’a pas été le saut le plus effrayant. Mais l’attente, et ce moment dans l’avion quand on prend de plus en plus en hauteur, qu’on cogite, qu’on se demande « mais qu’est-ce-que je fou là », et qu’on se rend compte vrai-ment que la seule sortie.. c’est par la porte de l’avion ! L’imaginaire est souvent plus effrayant que la réalité.

Quelles sont les sensations d’un saut en parachute ? : Les cinq premières secondes, une sensation de chute, celle qui te soulève le coeur et te donne des frissons (un peu comme les parcs d’attractions). Ensuite, on n’a plus la sensation de tomber. Mais vous allez bien sentir quelque chose : le vent ! Qui fouette votre visage à pleine vitesse (vous avez des lunettes donc pas de panique) et je me demandais même « comment je respire ?! » Je m’y suis habituée peu à peu,et la chute a été très rapide : 45 secondes. Avant que le moniteur n’ouvre le parachute.. A ce moment-là : je me mets à rire toute seule. Un mélange de stress qui s’évacue mais aussi de l’émerveillement et fierté : « je l’ai fait! ». La descente est plus lente, je profite du paysage et il me guide sur la manière d’atérrir en douceur. Si la peur était là au début, c’est le sentiment inverse qui s’est manifesté à la fin : je n’avais qu’une envie.. y retourner.
L’équipe était instructive et rassurante, j’ai eu un beau reportage sur ce moment (impressions avant le saut – saut – impressions à l’atérrissage), si c’est une expérience qui pourrait vous intéresser, vous aurez toutes les informations sur leur site internet : Skydive.co.nz . A savoir qu’ils sont aussi à Franz Josef/Fox Glacier et Abel Tasman.
- 5 : Niveau contemplation : Observation du ciel
Twizel offre l’un des ciels les plus clairs et les plus sombres du monde. N’oubliez pas de lever les yeux vers le ciel le soir, la Voie lactée est particulièrement visible et nette ! J’ai expérimenté une soirée astronomique en réservant sur book.me (Prix : environ 99 NZD, lien ici) afin d’en apprendre plus sur les étoiles et d’observer le ciel avec un télescope, une chose que je rêvais de faire depuis très longtemps. En Nouvelle-Zélande, Jupiter et Saturne sont visibles à différentes périodes de l’année selon leurs cycles orbitaux. J’ai pu voir Jupiter. Malheureusement, nous avons raté Saturne de peu car elle a rapidement disparu.. Ce fut très intéressant !
En restant sur le thème du ciel.. Vous serez peut-être assez chanceux pour assister à l’un des plus beaux spectacles de la nature, je nomme.. :

Pour le contexte, j’ai pris cette photo un 1er décembre à Twizel. OUI il est tout à fait possible de voir des aurores australes en été ! La dernière fois que j’en avais observé à Wanaka, elles étaient invisibles à l’oeil nu (Pour plus d’infos sur ce phénomène en Nouvelle-Zélande et comment les observer, je vous invite à revoir mon article sur Wanaka ici, dans la partie « Mount Iron »). Cette fois, l’intensité de l’aurore était telle que je pouvais distinguer les couleurs vertes et roses :
je voyais les traits apparaître et j’apercevais également les mouvements de l’aurore… Bien que les couleurs restaient pâles et pas fluorescentes non plus (Mais c’est tout à fait possible : j’ai vu une aurore très vive en Tasmanie, avec un rose/vert vraiment intense… Autre destination que je vous partagerai dans un nouvel article, plus tard !)

- 6. Niveau camping : un des plus beaux Free camps (tous types de véhicules) de la région
Voyageant à bord de mon véhicule non SC, quelle ne fut pas ma surprise de trouver un camping gratuit avec un jardin pareil !

Il s’agit du Lake Poaka campsite. L’accès se fait par une petite route en gravier. Elle ne m’a pas semblé très rassurante la première fois que je l’ai empruntée (les graviers qui font vibrer la voiture.. le fait qu’il y ait de l’eau des deux côtés du véhicule..hmm), mais j’ai fini par y revenir assez souvent car c’est rare de trouver un terrain avec autant d’espace, de verdure, et surtout une vue exceptionnelle. Si vous faites du Free camping, je ne peux que recommander cet endroit.
Mount Cook
Nous prenons la route du Mount Cook, qui est, là encore, une route panoramique exceptionnelle de Nouvelle-Zélande.

Au départ, je comptais faire l’aller-retour, car le seul camping DOC (White Horse Hill) était complet. Si vous avez des dates fixes, assurez-vous de réserver à l’avance. Si vos dates ne sont pas flexibles ou si vous n’avez pas obtenu de place, il vous reste une chance si quelqu’un annule. C’est d’ailleurs ce qui m’est arrivé ! Je suis retournée plusieurs fois sur le site de réservation au cours de la journée et… BIM ! Une place s’est libérée, j’ai sauté dessus.
Que faire à Mount cook ? Les meilleures randonnées :
- 1 : Hooker valley track : 10,9 km, modéré, +197 m de dénivelé, 2h40 aller-retour (sentier fermé depuis avril 2025. Tenez-vous informés de la réouverture)

Il s’agit de la randonnée la plus connue de Nouvelle-Zélande, et elle est souvent considérée comme la plus belle. (Personnellement, je trouve que c’est Mueller Hut qui mérite ce titre, mais ça… on y reviendra un peu plus bas.)

La randonnée commence au camping White Horse Hill, puis suit la rivière Hooker avant de s’achever au lac glaciaire éponyme. Trois ponts suspendus facilitent les traversées.
C’est une très belle randonnée accessible à tous, entre montagnes, lacs et glaciers. Cependant, étant donné son succès touristique, le sentier se transforme rapidement en véritable autoroute. Je vous conseille donc de partir avant 10 h pour éviter la foule et profiter de vos photos en toute tranquillité.



- 2 : Sentier du Glacier Tasman, Modéré, 3.7km, 116 dénivelé +, 1h A/R

S’en prendre plein les yeux sans trop marcher ? Oui, c’est possible ! Le glacier Tasman est la plus belle balade courte que vous puissiez trouver dans la région. J’ai vraiment adoré cet endroit, au point qu’il m’était difficile d’en détacher le regard… La sérénité du lieu m’a fait beaucoup de bien après l’agitation de la Hooker Valley Track.
Je me suis rapidement dirigée vers le point de vue (quelques escaliers à monter, mais ce n’est pas très long).:

Puis, je suis redescendue en direction du bord du lac. C’est l’endroit idéal pour admirer les morceaux de glace qui flottent, et parfois se détachent avant de descendre la rivière.

Si vous disposez de peu de temps dans la région du mont Cook, ou si vous n’avez pas envie de marcher longtemps, le glacier Tasman est une excellente option !
- 3 : Mueller Hut, Difficile, 9.7km, 1056m dénivelé +, 5-6h A/R

Quand on me demande quelle a été ma randonnée à la journée préférée en Nouvelle-Zélande, je cite Mueller sans hésiter ! Le sommet offre une vue dégagée sur toute la vallée, le mont Cook, les lacs… Et la proximité des glaciers m’a fait me sentir toute, toute petite.
Quelle est la meilleure période pour faire Mueller hut ?

En été, c’est-à-dire de décembre à février, il n’y a généralement pas de neige. De mars à novembre, renseignez-vous auprès du DOC sur les conditions, et surtout, n’y allez pas en plein hiver sans expérience ni équipement adapté (piolet, crampons).
Personnellement, j’ai effectué la randonnée en novembre, pendant la transition entre l’hiver et l’été. Je n’ai rencontré de la neige qu’à la dernière portion, près du sommet. C’était exigeant et glissant par endroits, mais rien de véritablement technique.
Si vous souhaitez dormir dans la hut, pensez à réserver à l’avance sur le site du DOC, car la demande est élevée.
Si vous voulez dormir à la hut : Réservez en avance sur le site du DOC car c’est très demandé ! Tarif 2025 : 55 NZD en dortoir de 28 lits
Si vous le faites à la journée (comme je l’ai fait) : partez très tôt le matin. C’est une randonnée qui est raide TOUT le long. Prévoyez du temps non seulement pour le trajet A/R, mais aussi pour profiter du panorama.
Tout comme la Hooker Valley Track, le départ se fait au camping White Horse Hill. C’est pourquoi je tenais absolument à passer une nuit dans ce camping, afin de commencer la randonnée le plus tôt possible.
La première montée se fait par des escaliers raides. Comptez environ 1h à 1h30 pour arriver au sommet. Vous pourrez alors profiter de ce premier panorama. Certains s’arrêtent ici et font demi-tour, ce qui se comprend, car la vue vaut déjà le détour — mais elle ne fait que s’améliorer par la suite !

La seconde montée est rocailleuse : fini les escaliers, il faut désormais bien concentrer ses appuis sur ses chevilles !
À 1 km de la hut, une pente raide en gravier se dresse devant vous. Vous savez, ce genre de terrain qui vous fait avancer… mais reculer en même temps ? Pour me compliquer la tâche, la neige est aussi au rendez-vous. Je dois non seulement faire attention à ne pas glisser sur les cailloux, mais aussi bien choisir mes pas pour ne pas m’enfoncer dans la neige. Pendant ce temps, les randonneurs qui redescendent s’amusent à glisser sur les fesses ! Deux ambiances bien différentes.
Une fois sortie de la neige et arrivée en haut, je prends une énorme claque visuelle : ces montagnes, que dis-je, ces murs !, et ces glaciers qui semblent tellement proches. La montée fut intense, mais tellement récompensante.

Mais… ce n’est pas fini ! Il me reste encore 15 à 20 minutes de marche jusqu’à la hut. Le temps est aléatoire, car je dois encore enjamber de gros rochers (cette rando est technique jusqu’au bout !), puis marcher à nouveau sur la neige pour rejoindre la hut. Ce dernier kilomètre fut court, mais très intense. Je suis exténuée, mais tout aussi émerveillée face à ce spectacle :




Avec mes pauses snacks/photos et en prenant en compte la neige, j’ai mis 3h30 à monter.
un MUST DO de l’île du Sud si vous cherchez un défi physique avec un des paysages les plus beaux du pays.
Lac Tekapo

On ne le présente plus : le lac Tekapo est l’un des paysages emblématiques de Nouvelle-Zélande, avec sa magnifique couleur turquoise, surtout pendant la période des lupins.

À quelle période voir les lupins ? : De fin novembre à la mi-décembre ! Cependant, ne vous attendez pas à un immense champ de lupins comme les photos pourraient le laisser croire. En réalité, il n’y en a pas autant. Il faut s’approcher et bien cadrer pour créer cette illusion de quantité. Cela n’enlève rien à la beauté de ces fleurs ni au contraste saisissant avec le lac et les montagnes. Toutes ces couleurs ont de quoi rendre joyeux !
Vous pouvez profiter du bord du lac ou vous baigner pour les plus courageux

- Ou.. Faire une randonnée pour admirer les vues en hauteur
Mt John : Modéré, 8.2km, 400m dénivelé +, 2h50 en boucle

La randonnée commence au bord du lac Tekapo, puis monte progressivement vers l’observatoire du mont John, l’un des principaux observatoires astronomiques de Nouvelle-Zélande. Pour une montée plus courte, effectuez le parcours dans le sens des aiguilles d’une montre.
Arrivé au sommet, vous pouvez profiter de la vue et prendre un rafraîchissement à l’Astro Café. Vous pouvez vous arrêter là et faire demi-tour si vous manquez de temps. Cependant, je recommande vivement de faire toute la boucle, car 1) qui se lasserait de voir le lac Tekapo sous tous les angles ? 2) Moins de monde signifie que vous pouvez profiter du lieu en toute tranquillité, loin de la foule habituelle !




La descente se fait en douceur, puis le sentier longe le lac avant de revenir au point de départ. Que dire ? Le bleu du lac est saisissant, et il devient encore plus spectaculaire lorsqu’on l’admire depuis les hauteurs.
3 : La côte sud-est / Les catlins
Pour la suite de notre périple, nous nous dirigeons vers le Fiordland en longeant la côte Est ! Au programme : observation de la faune, côte sauvage, plages, grottes et cascades…
Timaru : observation des manchots
Timaru est une grande ville portuaire, de plus en plus connue grâce à un habitant assez particulier : le manchot pygmée !

Le manchot pygmée est la plus petite espèce de manchots. Il possède un plumage bleu qui lui vaut le surnom de « petit manchot bleu ». Sa taille varie entre 34 et 42 cm.
Quelle est la meilleure période pour les voir ? : De Octobre à Mars, juste après le coucher de soleil. D’après mon expérience, c’était en Décembre !
Où les voir ? : Près du port de Timaru. Sur Google Maps, recherchez « Timaru Little Blue Penguins ».
Consignes à respecter : Il est crucial de quitter la plage et de se tenir à bonne distance avant l’arrivée des manchots, pour plusieurs raisons :
- Ils sont timides et craignent les humains. Si des personnes se trouvent sur leur chemin, les manchots peuvent hésiter à sortir de l’eau, rebrousser chemin, ou ne pas aller nourrir leurs petits. Imaginez les conséquences pour la survie des bébés !
- Les adultes peuvent abandonner le site si le stress devient trop fréquent.
- Notre présence peut perturber leur comportement naturel, notamment à cause des bruits et des lumières (par exemple, les torches : on observe uniquement à la lumière rouge).
- Le respect du bien-être animal est bien plus important qu’une photo.


À mon plus grand désarroi, certains touristes ne respectaient pas ces règles (et franchement, pourquoi ça ne m’étonne pas ?). Je tiens à saluer tout particulièrement l’équipe bénévole de Timaru, qui a su recadrer les gens tout en informant et répondant aux questions !
Arrivée avant le coucher du soleil, j’ai attendu en silence derrière les barrières. Une fois la nuit tombée, après un suspense insoutenable à scruter l’océan, une bénévole nous fait signe qu’un premier manchot s’apprête à sortir de l’eau. Bingo ! Peu à peu, ce n’était pas un, mais plusieurs manchots qui revenaient sur la plage. Je pense en avoir vu plus d’une dizaine au total. Quel moment magique !
Et le clou du spectacle ? J’entendais le bruit des bébés dans les terriers, assez bruyant et impressionnant.


Certains se baladaient sur la plage, entre les buissons… D’autres gambadaient sur les rochers (l’un d’eux est même venu très près de nous ! Évidemment, les bénévoles veillent à ce qu’ils ne s’aventurent pas sur la route). Pardonnez la qualité moyenne de mes photos (prises au téléphone), mais elles vous donnent une idée !
Si Timaru ne fait pas partie de votre itinéraire, vous pouvez aussi observer des manchots pygmées dans les endroits suivants : Oamaru, Dunedin, Stewart Island, Akaroa Harbour, Marlborough Sounds…
Dunedin

Que faire à Dunedin ?
- 1 : Monter la rue la plus pentue au monde !

Ces images vous diront sûrement quelque chose, et pour cause : c’est un lieu atypique reconnu mondialement. Baldwin Street est l’une des rues les plus pentues au monde et attire chaque année des milliers de curieux venus se faire photographier devant un décor qui semble défier la gravité.
La rue est courte : 350 m de long, passant de 30 m d’altitude à 100 m à son sommet, soit une pente moyenne de 20 %. Vous remarquerez que les trottoirs sont parfois aménagés en escaliers.


- 2 : Tunnel beach. 1.8km, modérée, 152m dénivelé +, 50 min A/R

Tunnel Beach est accessible via un court sentier (mais intense à la remontée !) qui vous offre une vue sur l’océan Pacifique et les falaises calcaires abruptes. On descend doucement vers une arche naturelle sculptée par l’érosion marine.
Le tunnel, creusé dans les années 1870, permet d’accéder à une petite plage entourée d’immenses parois rocheuses. Mais attention : elle n’est accessible qu’à marée basse (d’où l’importance de se renseigner sur les horaires de marée avant d’y aller). La houle étant particulièrement forte, la plus grande prudence est de mise. /!\


J’ai été séduite par le contraste saisissant des couleurs : le bleu de l’océan, les teintes dorées/beiges des falaises mêlées au vert éclatant des prairies.. Je recommande vraiment cet endroit !
- 3 : Purakaunui & Canoe beach

L’accès se fait en voiture via une route de gravier.
Attention, Canoe Beach n’est accessible qu’à marée basse, car le sentier passe à travers des formations rocheuses appelées « The Arches », un réseau de petites grottes. Le site est tout simplement spectaculaire.

- 4 : Grottes, plages sauvages, et observation de la faune sur la Péninsule d’Otago
La péninsule d’Otago est une étroite bande de terre qui s’étend à l’est de Dunedin. On est tout de suite plongé dans une ambiance road-trip, avec des routes sinueuses et panoramiques qui longent la côte. Deux raisons m’ont poussée à visiter ce coin : ses paysages côtiers et ses plages sauvages, mais aussi sa faune unique au monde.
En effet, la péninsule d’Otago est l’un des meilleurs endroits au monde pour observer des animaux rares : albatros royaux, lions de mer, otaries à fourrure, manchots, dauphins, et une multitude d’autres oiseaux.
Voyons en détail les différents points d’intérêt :
Sandfly bay
Le sentier traverse des pâturages avant de descendre à travers des dunes de sable sur la plage. Comptez 10-15 minutes pour descendre et un peu plus de temps pour la remontée, plus difficile à cause du sable.

Sandfly Bay est un habitat pour des espèces protégées telles que les lions de mer de Nouvelle-Zélande et les manchots aux yeux jaunes. Il est essentiel de maintenir une distance d’au moins 20 mètres avec les lions de mer et 50 mètres avec les manchots. Pour rappel : les lions de mer peuvent être dangereux s’ils se sentent menacés ou surpris.
Les lions de mer peuvent facilement être confondus avec des rochers, en raison de leur immobilité. En effet, ils peuvent passer de 18 à 20 heures couchés sur le sable, soit en repos digestif, soit en sommeil profond. Ouvrez donc bien les yeux.



J’ai eu le bonheur d’observer non seulement plusieurs lions de mer endormis sur la plage, mais aussi le moment où ils se lèvent pour rejoindre l’océan — à deux reprises ! Leur carrure est vraiment imposante et massive… raison de plus pour garder ses distances.
Allans beach

Une autre destination idéale pour les amoureux de la faune, des plages sauvages ou simplement en quête de tranquillité.
Victory beach


Je vous avais parlé du manchot pygmée, mais il y a une autre espèce, plus rare, que j’ai aussi tenté d’observer : le manchot antipode, ou manchot à œil jaune. Il se trouve que la côte sud-est de la Nouvelle-Zélande est l’endroit idéal pour les observer.
Essai numéro 1 : la plage de Victoria au coucher du soleil. Non seulement ce fut une longue route de gravier pour accéder au parking, mais de là, il me fallait encore marcher 40 minutes pour atteindre la plage.
Je me suis posée juste en face de l’immense étendue de plage sauvage, et j’ai attendu, pendant que la nuit tombait peu à peu. Les panneaux d’information sur les manchots me confortaient dans l’idée que j’étais bien au bon endroit pour l’observation.
Malheureusement, je n’ai pas été chanceuse. Il faisait de plus en plus nuit, et même s’ils venaient, cela devenait très difficile d’y voir clair (je n’avais pas de lampe à lumière rouge). Bref, gros FAIL. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot, et j’ai d’autres endroits en tête pour retenter l’expérience !
Royal Albatros center : un site unique et rare !

Le Royal Albatross Centre est situé à l’extrémité de la péninsule d’Otago et abrite la seule colonie continentale d’albatros royaux au monde. La plupart des colonies se trouvent sur des îles isolées, c’est donc un privilège de pouvoir les observer ici, dans leur milieu naturel. Depuis les premières nidifications observées en 1919, la colonie a été protégée et gérée pour favoriser sa croissance. Aujourd’hui, plus de 60 couples reproducteurs y sont présents.
J’ai fait la visite guidée, qui permet d’en apprendre plus sur ces oiseaux et de les observer depuis un observatoire vitré.
Soyez conscient que vous n’avez pas la garantie d’en voir. Ce n’est pas un zoo : les oiseaux sont libres de vaquer à leurs occupations, évidemment. Nous avons observé deux albatros se reposant dans l’herbe, dont une femelle qui construisait son nid. Puis, le moment qu’on espérait tous : de grandes silhouettes apparaissent dans le ciel, virevoltant autour du fort. Avec une envergure pouvant atteindre 3 mètres, c’est en les voyant déployer leurs ailes que l’on prend véritablement la mesure de leur grandeur.

Peut-on voir des Albatros royaux sans payer ?
Depuis le parking, vous verrez une plateforme en bois menant à un point de vue : il s’agit de Waiwhakaheke Seabird Lookout. Si vous êtes chanceux, que vous avez du temps devant vous… et de la patience, c’est possible !
À condition de ne pas être trop sensibles aux fortes odeurs d’oiseaux… et de ne pas avoir peur d’être un peu « arrosé » par les centaines d’oiseaux qui peuplent cet endroit.

Si vous voulez augmenter vos chances d’en voir, je conseille vraiment de mettre le prix et d’aller au Centre.
Ainsi se termine notre périple sur la péninsule d’Otago. Nous reprenons la route vers :
Nugget point

Nugget Point est l’un des paysages côtiers les plus populaires de la côte est de la Nouvelle-Zélande. Perché au sommet d’une falaise abrupte, le phare datant de 1869 fait face à des rochers escarpés appelés les « nuggets », en raison de leur forme arrondie.

Juste avant l’entrée de Nugget Point se trouve Roaring Bay, un autre point d’observation de la faune sauvage, notamment des manchots à œil jaune. J’ai essayé à deux moments : juste après le coucher du soleil (ce qui m’a valu un gros fail), et avant le lever du jour le lendemain, espérant avoir plus de chances. Résultat ? Toujours… rien !
Si vous voulez aussi tenter l’expérience, je recommande d’apporter des vêtements chauds. Bien qu’on soit au bord de l’océan, c’est un endroit très venteux, et j’ai même regretté mes gants…

Cascades des Catlins : Paraukanui falls, Matai/Horseshoe falls & MacLean falls

Un road-trip dans les Catlins ne serait pas complet sans aller admirer les majestueuses cascades de la région.
Toutes ces cascades sont facilement accessibles après 10 à 30 minutes de marche maximum, sur un sentier bien entretenu avec des plateformes d’observation.



Horseshoe falls & Matai falls
Curio bay

Curio bay est un endoit intéressant à la fois pour son côté naturel et géologique.
- 1 : Un des meilleurs exemples au monde d’une forêt pétrifiée à ciel ouvert

Curio bay est célèbre pour sa forêt pétrifiée datant du Jurassique, il y a environ 180 millions d’années. On peut y voir des traces fossilisées de troncs d’arbres, visibles uniquement à marée basse. Ces arbres ont été ensevelis sous des cendres volcaniques et lentement minéralisés.

Juste à côté, vous pouvez vous balader sur le « Living Forest walkway » (le sentier de la forêt vivante) pour imaginer à quoi ressemblait la forêt pétrifiée il y a des millions d’années.
Il est très rare dans le monde de voir une forêt pétrifiée si proche de son équivalent vivant.


- 2: Observation de colonie de manchots à oeil jaune
Sous le nom de « Penguin Walk » sur Google, vous pouvez, là encore, espérer observer les manchots à œil jaune dans leur milieu naturel. Depuis le début de cet article, vous avez pu voir que j’ai tenté l’expérience à trois endroits différents (péninsule d’Otago, Nugget Point, et maintenant Curio Bay). Est-ce que mes efforts ont porté leurs fruits ?
Malheureusement, non ! C’est la nature, et ça fait partie du jeu. Surtout lorsqu’on sait qu’il s’agit d’une espèce rare, en voie de disparition. Il ne resterait que quelques centaines de couples reproducteurs sur le continent néo-zélandais. Si vous en voyez… considérez-vous chanceux !


Slope Point’s End


Facie, 1.8km, 39m dénivelé +, 30 minutes A/R
Il s’agit du point le plus au sud de la Nouvelle-Zélande. Un célèbre panneau indique les distances jusqu’à l’équateur et au pôle Sud, et l’accès se fait via les pâturages. Étant situé sur une propriété privée, le sentier est inaccessible en période d’agelage (de septembre à novembre).

Ainsi se termine la partie sur les Catlins ! La prochaine destination est la région du Fiordland : ma préférée de toute la Nouvelle-Zélande. J’ai fait un arrêt à Invercargill, dernière « grande » ville avant de m’aventurer dans un coin reculé.
Tout sera plus cher à Te Anau, et vous ne trouverez pas de grands supermarchés tels que New World ou Pak’nSave. Pensez donc à faire vos réserves de nourriture, vérifiez qu’il ne vous manque aucun matériel pour la randonnée, et faites le plein d’essence.
4 : la région du fjordland

Le parc national de Fiordland, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, offre des paysages de forêts pluvieuses, de cascades vertigineuses et de lacs glaciaires, idéaux pour la randonnée, le kayak et l’observation de la faune. C’est l’un des endroits les plus isolés et pluvieux du pays, abritant des merveilles naturelles comme Milford Sound.
Te Anau – Route de Milford

Te Anau est une petite ville située sur les rives du lac Te Anau. C’est la porte d’entrée vers le parc national de Fiordland et un point de départ privilégié pour visiter les fjords. On apprécie tout particulièrement son ambiance calme et authentique.
Pensez à tout avant de prendre la route vers Milford Sound, car il n’y aura ni magasins, ni supermarchés, ni stations-service pendant plus de 118 km.
Mes conseils pratiques pour Te Anau > Milford Sound
Infos sur la route :



Milford Sound se trouve à 1h45 de route de Te Anau. Mais ne vous fiez pas au temps indiqué par Google, car il s’agit d’une route de montagne. Il peut y avoir des ralentissements, des travaux… ce qui augmente considérablement le temps de trajet.
Faire l’aller-retour jusqu’à Milford Sound dans la journée ? C’est faisable, mais vous serez épuisés. De plus, le parking gratuit de Milford Sound se remplit très vite le matin.
Si vous en avez la possibilité, je vous conseille de passer au moins une nuit sur la route de Milford ou à Milford Sound. Si vous avez encore plus de temps et que vous aimez la randonnée, c’est l’endroit idéal pour se poser quelques jours et profiter de la nature exceptionnelle des fjords.
Camping : Il n’y a pas de free camps à Te Anau ni sur la route de Milford Sound. Cependant, on trouve huit campings du DOC répartis le long de la route, fonctionnant selon le principe du « premiers arrivés, premiers servis ». Si vous avez le pass, vous n’aurez rien à payer. Sinon, le paiement se fait uniquement en espèces.

Exception : le camping Cascade Creek est le seul qui nécessite une réservation en ligne. Pensez-y avant d’y aller, car il n’y a aucun réseau sur la route.
Il s’agit du camping le plus proche de Milford Sound (environ 45 minutes de route).
Mon expérience
Ayant réservé la Milford Track à une date précise, je suis arrivée une semaine avant le départ afin de profiter au maximum de la région. Au programme : quelques randonnées pour se mettre en jambes et, évidemment, une croisière sur Milford Sound.
Pourquoi autant de temps ? Parce que je le pouvais, mais aussi parce que je voulais me laisser de la flexibilité face à la météo. Je ne voulais pas visiter la plus belle région du pays à la va-vite !
Les meilleurs randonnées et activités à faire à Milford Sound
- 1: Milford track : une des plus belles randonnées au monde

La Milford Track est l’une des 9 « Great Walks » de Nouvelle-Zélande, et c’est aussi la plus convoitée. D’une longueur de 53 km, il vous faudra pas moins de 4 jours et 3 nuits pour la parcourir.
C’est un de mes plus beaux souvenirs de voyage et je la recommande particulièrement aux personnes souhaitant débuter le trek, car elle ne présente pas de difficulté particulière, si ce n’est le troisième jour. La principale difficulté réside surtout dans sa longueur. Tout randonneur avec un minimum de cardio peut la faire. Pour éviter les répétitions, je vous invite à consulter mon article ici : « Great walk » en Nouvelle-Zélande : retour d’expérience sur la Milford track et conseils pour bien s’y préparer « .
Cet article détaille les points suivants : comment réserver et combien de temps à l’avance ; comment y accéder en transports ; quel niveau il faut pour randonner sur la Milford Track ; que mettre dans son sac à dos ; ainsi que le détail de chaque journée !
- 2: Marian Lake, Modérée, 6.1km, 400m dénivelé +, 3h A/R

Si vous deviez choisir une randonnée d’une demi-journée dans la région de Milford sound, je vous recommande Marian lake.
AllTrails indique cette randonnée comme difficile, mais si vous avez l’habitude de marcher, je ne la trouve personnellement pas si dure. La difficulté vient surtout du terrain, car on évolue sur des racines glissantes, de la boue et des roches. Certaines marches sont un peu hautes et demandent un effort supplémentaire, surtout si vous êtes petite(s). Rien de bien méchant, à condition de rester attentif(ve) !


Après avoir traversé une passerelle suspendue, le sentier longe la rivière Hollyford. Plusieurs points de vue donnent sur les eaux tumultueuses. La puissance de l’eau est impressionnante et rappelle que l’on se trouve dans la région la plus pluvieuse de Nouvelle-Zélande. Un court sentier secondaire mène à une plateforme d’observation des Marian Falls.
Le sentier continue ensuite en forêt, et le paysage ne se dégage qu’à l’arrivée au lac Marian. Si la plupart des gens s’arrêtent au lac, je ne peux m’empêcher de me demander où mène ce sentier que je vois sur la rive gauche. Ayant toute la journée devant moi, je décide de m’y aventurer pour trouver des points de vue différents… et je n’ai pas été déçue ! J’ai croisé très peu de monde, avec cette impression d’être seule au monde. Je voyais de plus en plus le glacier qui se cachait derrière la vallée, et j’ai marché jusqu’au pied d’une magnifique cascade. Il me semble que l’on peut continuer plus loin, mais que c’est du hors-piste. Ne vous y aventurez pas sans un minimum de préparation.



- 3 : Routeburn track en une journée : The Divide au camping du lac MacKenzie
Difficile, 24 km A/R, 8-9h A/R, 535m dénivelé +

La Routeburn Track est une autre des 9 Great Walks de Nouvelle-Zélande. Il s’agit d’un parcours de 32 km, réalisable en 2 ou 3 jours selon le niveau des randonneurs et le temps dont ils disposent. Comme pour toutes les Great Walks, il est indispensable de réserver vos places sur le site officiel du DOC. Contrairement à la Milford Track, vous pouvez très bien effectuer la Routeburn en camping, et dans les deux sens. Pour un planning complet, n’hésitez pas à consulter le site en dernière minute pour les annulations. Faute de places disponibles, j’ai décidé de faire une randonnée à la journée.
Alternative : Key summit, au départ de The Divide. Modérée, 8km, 421m de dénivelé +, 3h A/R
Si la randonnée jusqu’au lac MacKenzie vous paraît trop longue, je vous conseille celle du Key Summit. Au lieu de monter au lac, prenez le sentier à droite pour profiter d’un point de vue à 360° sur le Fiordland (et même sur le lac Marian que nous avons vu auparavant). Je n’ai pas eu le temps de la faire, mais d’après les retours que j’ai eus, ça vaut vraiment le coup.
Revenons au lac MacKenzie :
Je vous préviens pour que vous soyez préparés psychologiquement : il faut compter environ 4 heures de marche à l’aller, en pleine forêt. Autant j’ai beaucoup aimé le lac, autant j’ai trouvé l’aller-retour extrêmement long et monotone (même si nous avions de beaux panoramas sur les montagnes à certains endroits, ainsi qu’une très belle cascade). Marcher sur des racines et des roches demande une vigilance constante, ce qui n’est pas de tout repos mentalement non plus. Petit retour en images sur ce sentier :



Earland falls, accéssible après 2H30 de marche


La récompense après des heures d’efforts :

Si la vue est déjà très belle depuis le Lake Mackenzie Hut, je vous conseille vraiment de pousser un peu plus loin jusqu’au camping (20 minutes aller-retour). La vue sur le lac y est beaucoup plus dégagée et époustouflante. Ajoutez à cela la quiétude du lieu… un moment tout simplement parfait.

- 4 : Milford Sound + la croisière

On ne présente plus ce lieu emblématique de la Nouvelle-Zélande : Milford Sound. C’est un endroit enchanteur avec son fjord, ses falaises abruptes souvent enveloppées de brume ou de pluie, et ses cascades plongeantes
Faut-il visiter Milford par beau temps ou par « mauvais » temps ?
J’ai visité Milford Sound à deux reprises : une première fois pour me balader au bord du lac, sous un ciel ensoleillé, et une deuxième fois pour la croisière, par temps brumeux. Croyez-le ou non, j’ai attendu le « mauvais » temps pour revenir, car je voulais absolument ressentir cette ambiance mystique dont on parle tant. Ne vous stressez pas trop pour la météo : dans les deux cas, vous en prendrez plein la vue ! Avis personnel : c’est quand même beaucoup plus beau avec un peu de brume (sans que le brouillard ne soit trop épais). Et si vous avez la chance d’avoir de fortes pluies, vous pourrez observer des centaines de cascades glisser le long des parois rocheuses…
Parking :

Un grand parking gratuit se trouve sur Deepwater Basin Road, à environ 20 à 30 minutes à pied du terminal des croisières. Arrivez tôt (avant 8-9h) pour être sûr d’avoir une place ! Surtout si vous voulez éviter de payer un parking à 10 NZD de l’heure (tarif 2025) — eh oui, ça fait mal au porte-monnaie !
Les Balades :
Milford Foreshore Walk : une balade tranquille de 30 min A/R depuis le parking gratuit. Idéal pour profiter du paysage sans s’aventurer trop loin.


Milford lookout track : une point de vue situé juste derrière la station service, accéssible en montant quelques marches d’escalier.

La Croisière

Tarif 2025 : environ 100-125 NZD pour une croisière d’environ 2 heures. Comme d’habitude, je me suis tournée vers le site Bookme pour trouver un tarif avantageux et j’ai pu réserver une place à 70 NZD avec la compagnie Southern Discoveries, soit une réduction non négligeable ! Vérifiez les tarifs et réservez ici.
On embarque pour une croisière hors du temps, avec des vues imprenables sur Mitre Peak, les cascades (Stirling Falls et Bowen Falls notamment), les falaises abruptes, la végétation et la faune. Le bateau est confortable, offrant la possibilité d’admirer le paysage au chaud à l’intérieur ou sur le pont extérieur (prévoyez des vêtements chauds et imperméables).




Et devinez quel animal, que j’ai essayé d’observer à de nombreuses reprises sur la côte Est sans succès, est finalement apparu à ma plus grande surprise ? Eh oui, des manchots ! À défaut de voir des dauphins, ce sont des manchots que nous avons pu observer grimper sur les rochers.

Bon, ma réussite y était presque ! Ce n’est pas le manchot aux yeux jaunes que j’ai observé, mais le manchot du Fiordland. D’environ 60 cm, il se distingue par une huppe jaune au-dessus des yeux. Ils nichent dans les forêts côtières et les grottes des fjords, notamment à Milford Sound et Doubtful Sound, surtout entre juillet et novembre, la saison de reproduction. J’ai effectué cette croisière au mois de novembre, c’était donc pile la bonne période.
Ce fut le clou du spectacle, et j’étais très heureuse d’avoir pu observer ces animaux extraordinaires dans leur milieu naturel, sans même m’y attendre. La magie de la nature.

Retour à Queenstown pour boucler la boucle ou continuer sur la route de l’Ouest
La suite sera publiée dans un nouvel article pour éviter que celui-ci ne devienne trop long ! Au programme : la côte Ouest en passant par le col de Haast, puis Christchurch après avoir traversé les montagnes d’Arthur’s Pass. Nous terminerons ce road-trip avec la côte Nord-Est et la région de Nelson-Tasman.
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Un commentaire sur « Itinéraire d’un road-trip en Nouvelle-Zélande (Ile du Sud) : Otago, Mount Cook, les Catlins & Fjordland »