Après avoir quitté les montagnes de Queenstown, nous franchissons le col de Haast en plongeant dans la brume et la végétation luxuriante de la Côte ouest, où la pluie sculpte les paysages. Plus au nord, la traversée d’Arthur’s Pass nous dévoile des sommets rugueux et des vallées profondes avant d’ouvrir la route vers Christchurch. Kaikoura et sa faune marine nous accueille ensuite entre paysages marins et montagneux, puis nous terminons notre voyage dans la région de Tasman et les Marlborough Sounds, un labyrinthe marin paisible.
Voir l’article précédent pour la partie 1 : Région de Mt-Cook, Les Catlins & Fjordland
Nous nous étions arrêté à Milford Sound dans la partie 1. En regardant la carte de la Nouvelle-Zélande, Milford Sound et Haast peuvent sembler proches. Cependant, en raison du relief montagneux de la région, il est nécessaire de faire un long détour en repassant par Queenstown pour rejoindre la côte Ouest. Nous avions commencé notre itinéraire par Wanaka/Queenstown ; vous pouvez très bien l’inclure à ce moment du voyage si vous ne l’avez pas fait auparavant.
Si vous disposez de très peu de temps sur l’île du Sud, cela peut constituer un bel itinéraire en boucle au départ de Queenstown.
Je vous propose dans cette partie 2 un itinéraire au départ de Queenstown jusqu’à Picton, point de départ et d’entrée de l’île du Sud en ferry.
Sommaire :
- 1 – Des Alpes du Sud à la côte sauvage : Le Col de Haast et la West Coast
- 2 – Au cœur des montagnes : Arthur’s Pass et Christchurch
- 3 – Côte Est & rencontres marines : Kaikoura et la route côtière
- 4 – Baies, vignes et fjords intérieurs : Région de Tasman & Malborough

1 – Des Alpes du Sud à la côte sauvage : Le Col de Haast et la West Coast

Col de Haast
En road trip vers la côte Ouest ? Pas si vite ! Bien que la distance soit de 140 km pour environ 2 heures de route, je vous conseille de prendre le temps de vous y arrêter pour admirer les points de vue, voire même d’y faire une randonnée d’un jour ou deux pour vous approcher du fameux glacier Brewster. Voici les principaux arrêts que je recommande :
- 1 : Blue pools. Facile, 73m dénivelé +, 3.1km A/R, 45min A/R

Blue Pools est une courte balade menant à des bassins d’eau cristalline alimentés par les glaciers. Petit rappel concernant les cours d’eau en Nouvelle-Zélande : la couleur turquoise que vous voyez sur les photos est bien réelle, mais il faut que les bonnes conditions soient réunies. L’eau peut apparaître grisâtre ou verdâtre par temps couvert, pendant la fonte des neiges ou après de fortes pluies (courantes dans cette région). Ce qu’il vous faut, c’est de la luminosité et une eau calme. Choisissez donc le meilleur moment de la journée et évitez d’y arriver trop tôt ou trop tard pour ne pas avoir le soleil caché par les montagnes, surtout en hiver, lorsque le soleil se lève plus tard et se couche plus tôt.

- 2 : Haast Pass lookout : Modéré, 1.4km, 102m dénivelé +, 35min A/R

Le sentier monte graduellement dans la forêt et débouche sur un belvédère offrant une vue imprenable sur le Col de Haast.
- 3 : Brewster hut & Brewster Glacier : Une des plus belles randonnées de l’île du Sud


Sentier Brewster à Brewster hut : Difficile 5.3km, 966m dénivelé +, 5H A/R
Sentier Brewster au Glacier Brewster : 11.50km, 1482 dénivelé +, 8h A/R
Informations importantes avant de se lancer :
Accès : Le départ se fait depuis Fantail Falls, avec une traversée de la rivière Haast. Comme elle n’est pas aménagée d’un pont, il est possible que la rivière soit en crue après un épisode de fortes pluies. Soyez donc vigilant en vous renseignant sur les conditions avant votre départ et, surtout, ne traversez jamais une rivière en crue, au risque d’être emporté par les eaux /!\

Difficulté : La randonnée est courte mais très raide : vous devez affronter 966 m de dénivelé positif sur 2,65 km aller simple jusqu’à la hut. Autant vous dire que c’est un vrai mur et qu’il vous faut un minimum de préparation physique et mentale. Le terrain est rempli de racines et de roches, ce qui ajoute une difficulté technique pour vos chevilles. La difficulté augmente si vous devez en plus porter un sac pour deux jours (c’était ma première « vraie » randonnée depuis plusieurs semaines et j’ai eu des courbatures les jours suivants !).
Du hors-piste pour atteinde le glacier :

Si vous faites la randonnée jusqu’au glacier (soit 3 h de marche A/R supplémentaires), sachez que le sentier n’est plus balisé après la hutte. Au départ, le chemin se devine facilement car les pas des marcheurs ont créé un « sentier » assez simple à repérer. Il y a également des cairns placés tout au long pour vous indiquer la direction à suivre. Ces cairns deviennent plus difficiles à repérer lorsqu’on arrive dans un terrain totalement rocheux. Et si le brouillard s’en mêle… vous risquez de ne plus rien voir devant vous, de ne plus apercevoir les cairns et de vous perdre !
Météo : le danger du brouillard sur le sentier du glacier !

Comme je vous le disais, il est difficile de repérer des cairns sur des amas de roches par temps brumeux. Le brouillard se lève ? Reconsidérez votre itinéraire et faites demi-tour. Ou alors, assurez-vous de noter votre trace sur un GPS à l’aller afin de pouvoir la retrouver facilement au retour. Je tiens à le préciser car j’ai fait cette erreur, et cela aurait pu très mal tourner. Bien que la météo fût nuageuse, nous avons poursuivi jusqu’au glacier. Mais, au retour, nous nous sommes fait piéger par le brouillard. Impossible de localiser un cairn : nous ne voyions pas devant nous. Nous ne nous souvenions plus si nous étions déjà passés par là. Trop haut ? Trop bas ? Impossible de le dire. Avions-nous de quoi passer une nuit dans le froid, ou de quoi appeler les secours ? Absolument pas. Deuxième erreur de notre part (ayez toujours de l’eau, de la nourriture supplémentaire, des vêtements chauds, un kit de survie et une balise GPS pour les secours !).
Je me suis sentie stupide, j’ai vraiment commencé à stresser et à me faire des scénarios catastrophes (« Et si ? », « Et mes parents ? »).
Si je vous écris cet article aujourd’hui, c’est uniquement parce que, par chance, le brouillard a fini par se dissiper. Nous avons enfin pu repérer un cairn. Nous étions montés beaucoup trop haut… Nous avons donc retrouvé le chemin, et je ne vous cache pas mon immense soulagement en revoyant la hutte.
Ce fut, à ce jour, mon premier et dernier hors-piste. Le referais-je un jour ? Peut-être… mais seulement avec des personnes plus expérimentées et avec le matériel adéquat.

Une journée ou deux ? : La randonnée jusqu’au glacier peut être assez longue en aller-retour, mais reste faisable si vous partez très tôt.
Pour profiter pleinement du lieu, je recommande toutefois de passer une nuit à la hutte. Deux options s’offrent à vous : faire l’aller jusqu’au glacier, puis passer la nuit à la hutte et revenir le lendemain matin ; ou bien monter d’abord jusqu’à la hutte, y passer la nuit, puis poursuivre vers le glacier avant de redescendre le lendemain.


Brewster hut : La hutte dispose d’un dortoir de 12 lits, pour un tarif de 45 NZD par personne (2025). La réservation est obligatoire de fin octobre à fin mai. En dehors de cette période, le tarif reste le même, mais la réservation n’est plus nécessaire. Nous sommes en milieu alpin, ce qui signifie la présence de neige en hiver : renseignez-vous donc au préalable sur les conditions.
Une randonnée mémorable malgré les difficultés rencontrées
J’en retiens tout de même une aventure extraordinaire. Ce fut ma toute première expérience dans une hutte néo-zélandaise, et j’ai beaucoup apprécié l’ambiance chaleureuse ainsi que la convivialité avec les autres voyageurs. La passion de la montagne rapproche : on se retrouve à discuter de tout et de rien, à partager un repas, à jouer aux jeux de société… Le voyage se vit aussi à travers les rencontres.
J’ai aussi beaucoup aimé le fait d’avoir pu être si proche d’un glacier. J’en avais déjà observé de près à Chamonix-Mont-Blanc (car oui, nous avons aussi de très beaux glaciers en France ! J’en parlais dans cet article), mais le fait de pouvoir toucher ces énormes blocs de glace fut un moment véritablement exceptionnel. Le fait d’être loin de tout, sans aucun village en vue, sans aménagement touristique (téléphérique) ni sentier officiel, confère également à l’endroit un caractère unique et sauvage.

Niveau faune : l’endroit idéal pour observer les Kéas dans leur milieu naturel
Faute d’avoir pu admirer un coucher de soleil, ce sont les kéas que j’ai eu la chance d’observer juste devant la hutte.
Les kéas sont des perroquets de montagne originaires de Nouvelle-Zélande, connus pour leur plumage vert avec des touches rouges sous les ailes. Très curieux et intelligents, ils aiment explorer et manipuler tout ce qu’ils trouvent. Attention : il ne faut jamais les nourrir, car ils peuvent devenir agressifs, et ils ont la réputation de détruire le matériel des voyageurs, notamment les sacs et tentes laissés sans surveillance (et ce n’est pas une légende, j’ai une amie qui s’est fait dévorer sa selle de vélo, et une autre s’est fait troué sa tente !). L’immense taquet sur la porte de la hutte ? Elle est là pour empêcher les Kéas d’y pénétrer, et d’y mettre un bordel monstre.. (donc pensez bien à fermer la porte!).

- 4 : Thunder creek falls : facile, 300m, 5 minutes

Thunder creek falls est une magnifique cascade de 28m dans le parc National du Mount Aspiring. Elle est entourée d’une végétation dense typique de la forêt tropicale tempérée néo-zélandaise : fougères arborescentes, hêtres du sud et mousse omniprésente.
Côte Ouest : Les incontournables


Nous voici enfin sur la côte Ouest de la Nouvelle-Zélande ! Comme d’habitude, la route est panoramique et j’ai beaucoup aimé conduire dans ce coin.
Météo :

La côte Ouest est réputée pour son climat pluvieux et humide. Cette région est l’une des plus arrosées du pays, avec environ 196 jours de pluie par an. Préparez-vous donc à cette éventualité ! Je vous présente mes visites dans un ordre logique, mais la réalité fut différente : j’ai fait plusieurs aller-retours pour suivre la météo. S’il y avait bien une activité que je tenais absolument à faire dans la région, c’était une randonnée menant à des sources chaudes naturelles (je vous la présente juste après !). J’étais tellement motivée que j’ai attendu quatre jours le retour du soleil. Eh oui, c’est aussi ça la vie en road trip : des journées pluvieuses passées à… attendre. C’est généralement dans ces moments-là que je me pose dans un holiday park pour profiter d’une douche chaude, d’internet, des prises électriques et des machines à laver.

Alors, que visiter dans l’Ouest de la Nouvelle-Zélande ?
- 1 : Randonnée Welcome flat hut (2 jours) : accès à des sources d’eaux chaudes naturelles

Copland track à Welcome flat hut : Difficile, 33.40km A/R, 721 dénivelé +, 6-8h aller simple
Difficulté : La Copland Track est une randonnée de 18 km menant à la Welcome Flat Hut, avec la possibilité de poursuivre jusqu’à la Douglas Rock Hut. Si le parcours jusqu’à Welcome Flat Hut est accessible à tous, la suite est réservée aux randonneurs expérimentés, car il n’y a plus de balisage et la zone présente des risques de crues, de glissements de terrain et de chutes de pierres. Pour ma part, je me suis arrêtée à Welcome Flat Hut ! La randonnée est classée difficile en raison du type de terrain : rocheux, boueux et humide. Prévoyez donc de bonnes chaussures étanches capables de bien soutenir vos chevilles.
L’atout de cette randonnée : Cette randonnée figurait sur ma liste depuis très longtemps pour une seule et unique raison : les sources chaudes naturelles ! Bien sûr, on trouve des sources thermales et des spas un peu partout en Nouvelle-Zélande (pour n’en citer que quelques-uns : Hanmer Springs, Tekapo Springs, Hot Tubs Omanara…), mais rien ne vaut, selon moi, le fait de randonner et de « mériter » les sources chaudes après des heures d’effort. Et en plus, c’est gratuit ! (Si l’on ne compte pas l’argent dépensé pour le camping ou la hutte, car la randonnée est beaucoup trop longue pour être faite en une seule journée.) 100 % naturel ? Presque : les bassins ont été creusés grossièrement à la pelle pour retenir l’eau, et des bordures ont été placées pour délimiter les zones.
Précautions à prendre :

1- La randonnée commence immédiatement par deux traversées de rivière. Comme je l’ai précisé précédemment, il est essentiel de toujours se renseigner sur l’état des rivières avant de partir et de décaler ou d’annuler sa sortie en cas de risque de crue.
2 – Ne tentez pas cette randonnée par temps de pluie. C’est ce que j’avais entendu à plusieurs reprises, et j’ai mieux compris pourquoi une fois que j’ai commencé à grimper sur les roches. Lorsqu’elles sont mouillées et glissantes, le terrain devient très dangereux. C’est pourquoi j’ai attendu le retour du beau temps, et je suis vraiment contente de l’avoir fait.

3- Réservation obligatoire pour y passer la nuit : La Welcome Flat Hut dispose de 31 couchettes en dortoirs communs, ainsi que d’une chambre privative pour 1 à 4 personnes. Le tarif 2024 est de 30 NZD par personne. Le paiement doit être effectué en ligne avant l’arrivée, sur le site du DOC.. Le Welcome Flat Campsite se situe à seulement 2 minutes de marche de la hutte et propose 8 emplacements au tarif de 15 NZD la nuit. Pour plus d’informations sur les équipements et les aménagements, je vous invite à consulter la page de la hutte ici et celle du camping ici . Attention à la fraude : les rangeurs sont présents sur place et vérifient.


Du parking à Architect hut : Le sentier se déroule principalement en forêt, avec trois passages le long de la rivière. Le terrain est humide, boueux et rocheux : prévoyez absolument de bonnes chaussures. On croise également de nombreuses passerelles, étroites et parfois instables, offrant une belle vue sous les pieds. Je déconseille ce passage aux personnes sujettes au vertige. Faites aussi attention à ne rien laisser dépasser de votre sac, car cela pourrait s’accrocher aux fils de fer lors de la traversée. J’ai failli perdre ma doudoune… puis mon maillot de bain ! Architect Hut peut accueillir 4 personnes et fonctionne sur le principe du premier arrivé, premier servi.

De Architect hut à Welcome flat hut : comptez encore 9 km de marche, soit 3 heures. On continue de marcher en forêt, tout en traversant 3 nouvelles passerelles et quelques petits ruisseaux.
Niveau hébergement, j’ai choisi de dormir en camping et quel décor exceptionnel !

Après l’installation de la tente, le moment que j’attendas impatiamment : les sources d’eaux chaudes. J’enfile le maillot et c’est partit !


Il y a quatre bassins creusés dans une terrasse de boue. Le plus chaud atteint une température de 40 °C. Lorsque je suis arrivée, j’ai remarqué qu’il y avait presque personne dans ce bassin et que tout le monde était attroupé dans un seul autre. J’ai vite compris pourquoi : ça chauffe très, très vite !
Le deuxième bassin offre donc une température plus modérée et tolérable.
Le Troisième bassin a une température plus fraîche, idéal pour se raffraichir.
Le plus grand est légérement tiède et offre une vue imprenable sur les montagnes.
Certaines personnes s’étalaient de la boue sur la peau. Soin beauté ? Eh non ! Au risque de casser l’ambiance de rêve, je dois vous prévenir : le site est infesté de sandflies. Ce sont des mouches des sables (ressemblant plutôt à des moucherons) présentes dans les zones humides, les forêts et à proximité des cours d’eau. Leurs piqûres provoquent des démangeaisons et peuvent laisser des cicatrices pendant plusieurs… mois (eh oui, si vous aviez vu l’état de mes chevilles lorsque j’étais dans le Fjordland, un autre endroit infesté de sandflies). Ayez toujours un spray répulsif sur vous ! Après tout, que serait l’expérience néo-zélandaise sans elles… ?
- 2 : Fox glacier : un contraste étonnant

Pour une balade facile : le sentier de la face sud du glacier, 6.4km, 172 m dénivelé + , 1H30 A/R
Le sentier longe la rivière Fox avant d’offrir un panorama sur le glacier. Mais attention : on n’atteint pas le front du glacier. On l’observe de loin, car il a reculé et aucun sentier ne permet de s’en approcher. J’ai trouvé cette balade intéressante pour un détail assez rare : le contraste entre le paysage glaciaire et la végétation humide et luxuriante. Ce n’est pas tous les jours qu’on peut observer un tel contraste, et c’est assez étonnant, surtout quand on sait que l’océan n’est pas loin non plus !


- 3 : Glacier Franz Josef & le West Coast Wildlife center
Franz josef est un glacier de 12km de long, qui descend des montagnes jusqu’à la forêt tropicale (encore un beau contraste).

Pour y accéder par une balade facile, empruntez le Sentinel Rock trail : 5.3km, 133 dénivelé +, 1h25 A/R.
Sentinel Rock offre un point de vue dégagé sur la vallée glaciaire, la rivière Waiho et le glacier Franz Josef. Il est apparu de sous la glace vers 1865, lorsque le glacier a commencé à se retirer. Depuis, les forêts et la végétation ont progressivement repris leur place, s’accrochant aux moraines laissées par l’inlandsis.

Le West Coast wildlife center

Le West Coast Wildlife Centre est un centre de conservation qui abrite la plus grande couveuse de kiwis de l’île du Sud. Il fonctionne en partenariat avec le DOC et se spécialise dans l’éclosion et l’élevage des deux kiwis les plus menacés au monde : le rowi et le Haast tokoeka. Plus de la moitié des kiwis rowi vivant aujourd’hui sont issus de ce centre, qui a déjà permis de relâcher plus de 300 poussins.
Le centre propose : une maison nocturne permettant d’observer les kiwis dans un décor de forêt reconstituée, un enclos avec des tuataras (reptiles) et une exposition sur les glaciers, expliquant leur origine et leur impact. Pour en apprendre davantage sur les coulisses du programme Operation Nest Egg, vous pouvez également participer à une visite VIP en petit groupe. Si vous n’avez pas eu la chance d’observer des kiwis dans leur milieu naturel, le centre constitue une belle alternative. Je rappelle que le meilleur endroit pour observer des kiwis sauvages est Stewart Island, au sud de l’île du Sud ! Malheureusement, je n’avais ni le temps ni le budget pour le ferry aller-retour, qui est assez coûteux.
N’étant pas fan de zoos, je choisis toujours des centres de conservation qui, eux, travaillent à protéger, soigner et relâcher les espèces !

Le kiwi : espèce en voie de disparition
Les kiwis ne volent pas, pondent très peu (1 à 2 fois par an !) et leurs petits sont vulnérables. Les prédateurs introduits par l’homme constituent leur plus grande menace : chiens, chats, furets, hermines, etc. La déforestation, l’agriculture et l’urbanisation ont détruit leur habitat, les exposant davantage aux prédateurs. Sans intervention humaine, seulement 5 % des poussins survivent jusqu’à l’âge adulte.
C’est là que les centres de conservation interviennent : contrôle des prédateurs, prélèvement des œufs pour les faire éclore en sécurité, création de zones protégées, éducation du public…
- 4 : Hokitika Gorges & les vers luisants

Sentier des gorges d’Hokitika : 2.1km, 70m dénivelé +, 37min A/R
(boucle fermée lors de ma visite en 2023, je l’ai fais en aller-retour)
Situé à 30 minutes en voiture de la ville d’Hokitika, le sentier est facile et adapté aux familles, offrant de magnifiques points de vue sur la gorge de Hokitika. Le bleu intense de l’eau s’explique par la présence de fines particules de roche provenant de la fonte des glaciers. Comme pour les Blue Pools que nous avons vus auparavant, il est important de rappeler que la nature n’est pas prévisible et que certaines conditions sont nécessaires pour observer ces couleurs (absence de fortes pluies dans les jours précédents, soleil, etc.). Vous pouvez admirer la vue depuis le pont suspendu ou descendre sur les rochers pour vous détendre au bord de l’eau.
Attention : la baignade est déconseillée, car les courants peuvent être dangereux !

Glow Worm Dell : un lieu pour voir les vers luisants gratuitement


Je vous avais parlé des vers luisants dans mon article sur l’île du Nord. Pour rappel : ce sont de petits insectes qui produisent de la lumière dans le noir afin d’attirer un partenaire ou leurs proies. On les trouve dans des endroits humides, calmes et sombres, c’est pourquoi ils sont si nombreux dans les grottes de Nouvelle-Zélande. Visiter des grottes peut être onéreux (70 à 95 NZD). Alors, où voir des vers luisants gratuitement en Nouvelle-Zélande sans exploser son budget ? À Hokitika, plus précisément au lieu-dit Glow Worms Dell. Des barrières y sont installées pour éviter que les touristes touchent et détériorent le site, mais vous pouvez quand même les observer de près. Ce n’est pas une grotte (il n’y a pas de “toit”), donc il faut y aller lorsqu’il fait totalement noir, sinon vous ne les verrez pas aussi bien. Pensez à éteindre vos lampes de poche et profitez du spectacle. Évidemment, ça ne vaut pas l’expérience dans la grotte où j’avais vu littéralement des milliers de vers au plafond, mais c’est un beau point d’observation, surtout qu’il est gratuit.

Continuons la route de l’Ouest avec un dernier arrêt. La prochaine destination est Arthur’s Pass, mais je ne pouvais pas passer à côté de ce site géologique d’exception : Pancake Rocks. J’ai donc fait un détour de 50 minutes (aller simple) depuis Kumara Junction. Est-ce que ça valait le coup ? Absolument !
- 5 : Pancake Rocks

Punakaiki Pancake Rocks and Blowholes loop : 1km, 15min (boucle), 70m dénivelé +


Une balade facile le long des falaises permet d’observer ces formations rocheuses étonnantes. En effet, comme son nom l’indique, ces rochers ressemblent à des piles de crêpes fines. Cela s’explique par l’érosion du calcaire par la mer, la pluie et le vent pendant des millions d’années.
Avec un peu de patience, vous aurez aussi la possibilité d’observer les “blowholes” (trous souffleurs) : il s’agit de cavités naturelles dans la roche où les vagues s’engouffrent et jaillissent comme des geysers. Ce spectacle n’est possible qu’à marée haute, et il est encore plus impressionnant lorsque la mer est agitée. Une journée nuageuse et venteuse ? Parfait pour aller admirer la force de la nature. 🙂


Ainsi se termine la partie sur la Côte Ouest. Retour à Kumara Junction pour prendre la route vers Arthur’s Pass & Chirstchurch !
2 – Au cœur des montagnes : Arthur’s Pass et Christchurch
Randonnées à Arthur’s Pass

Arthur’s Pass est un col de montagne reliant l’Ouest et l’Est de la Nouvelle-Zélande. On y trouve un petit village nommé Arthur’s Pass Village, avec un centre d’information touristique, quelques hébergements et un café. Montagnes, forêts, cascades, rivières : c’est un lieu idéal pour les amoureux de la nature. Mon seul regret est de ne pas avoir eu assez de temps pour profiter pleinement des randonnées de la région. En effet, mon emploi du temps était limité, car je devais être à Christchurch pour le réveillon de Noël. J’ai quand même pu profiter de deux randonnées, qui sont les suivantes :
- 1 : Devil’s Punchbowl : Modérée, 1.9km, 106 dénivelé +, 45 minutes A/R

D’une hauteur de 131 m, Devil’s Punchbowl est une cascade spectaculaire située dans le parc national d’Arthur’s Pass. La balade, bien que courte, comporte de nombreux escaliers qu’il faudra gravir pour mériter la vue ! Au bout du sentier, une plateforme d’observation en bois permet d’admirer le site en toute sécurité.
- 2 : Bealey Spur Track : Modéré, 12.1km A/R, 641m dénivelé +, 3–4h A/R

La randonnée commence par un sentier en forêt. Progressivement, le chemin s’élève doucement et les arbres laissent place à de magnifiques vues dégagées. Tout au long de la montée, on profite de superbes panoramas sur la vallée de la rivière Waimakariri et les montagnes environnantes. Au bout du sentier, on découvre une petite cabane rustique, ancienne cabane de berger.
Si vous marchez juste pour la vue ou si vous êtes pressés, il n’est pas nécessaire de continuer jusqu’à la cabane. Le point de vue est accessible en seulement 1 h 30 de montée.


Christchurch & la Côte Nord-Est


Je suis allée à Christchurch pour le réveillon de Noël et je devais ensuite être à Nelson pour le Nouvel An. Ce n’est donc pas une ville où je me suis particulièrement attardée. D’ailleurs, si vous vous demandez si passer Noël à Christchurch en vaut la peine, la réponse est non ! Les Néo-Zélandais le fêtent en famille et il n’y a pas vraiment de grands événements, ni de feux d’artifice. Ne vous attendez pas à des fêtes de fin d’année comme en France. La fête n’est d’ailleurs pas le point fort de la Nouvelle-Zélande, à l’exception de Queenstown.
. Je vous présente tout de même les deux visites principales que j’ai faites :
- 1 : Gondola Summit Station pour un magnifique panorama sur la ville et les alentours

La Christchurch Gondola vous transporte en téléphérique jusqu’au sommet du mont Cavendish, à environ 445 m d’altitude. Le trajet, long d’environ 1 km, dure près de 10 minutes. De là, on domine la ville de Christchurch, les Alpes du Sud, le port de Lyttelton et l’océan Pacifique. À la station sommitale, on trouve un café panoramique, une boutique et une petite exposition interactive sur l’histoire de la région.
Tarif Adulte : 42 $ NZD
Pour profiter du point de vue sans prendre le téléphérique, prenez la direction de la Summit Road (environ 25 minutes depuis la ville) et garez-vous au bord de la route, juste après le lieu-dit « Cattlestop Crag ». De là, vous atteindrez le sommet sans trop d’effort, en environ une demi-heure.


- 2 : Akaroa – Le petit village français de Nouvelle-Zélande


Akaroa est le seul endroit en Nouvelle-Zélande où une colonie française a véritablement tenté de s’implanter au XIXᵉ siècle. Ce passé est encore visible dans les noms de rues, l’architecture et l’ambiance du village, avec ses maisons colorées, ses cafés au style européen et ses jardins fleuris. Entourée de collines verdoyantes, Akaroa constitue également un excellent point de départ pour des excursions à la journée.
3 – Côte Est & rencontres marines : Kaikoura et la route côtière
Nous reprenons la route vers le Nord de l’île, en longeant la Côte Est. Voici les princiaux arrêts que j’ai fait :

- 1 : Kaikōura et sa colonie de phoques

Kaikōura est une petite ville côtière située entre mer et montagnes. C’est l’un des meilleurs endroits de Nouvelle-Zélande pour observer la vie marine : baleines, dauphins, otaries et albatros. Pour ma part, j’ai choisi de ne pas y participer pour des raisons de budget (la croisière coûte environ 175 NZD par adulte !). Je vous propose donc une activité gratuite à faire à Kaikōura, qui permet tout de même d’observer la vie sauvage.
Kaikoura Peninsula Walkway : 7.1 km, 1H45 A/R, 146 m de dénivelé +

Ce magnifique sentier côtier longe la péninsule de Kaikōura et offre une vue imprenable sur l’océan Pacifique, la chaîne du Seaward Kaikōura Range et la ville.
Point fort de cette randonnée : la possibilité d’observer une colonie de phoques et d’otaries, ainsi que, selon la saison et les conditions météo, des dauphins ou même des orques.
Je n’ai pas parcouru cette randonnée dans son intégralité. J’ai commencé par longer le littoral, où j’ai pu observer les phoques d’assez près (des barrières sont installées et il est important de garder ses distances). Il y avait même des bébés qui jouaient dans l’eau !


Après avoir longé le littoral jusqu’à Seal Beach, j’ai écourté la boucle en remontant la falaise par le sentier Path to Whalers Bay Lookout. J’ai ainsi retrouvé le parking, mais avec cette fois un superbe point de vue en hauteur !


Non seulement le paysage était exceptionnel, mais j’ai aussi eu un tout autre aperçu de la colonie de phoques. Vue d’en haut, on prend la mesure de son ampleur : il est même impossible de les compter. Je n’avais jamais vu autant de phoques de toute ma vie. C’était vraiment un moment inoubliable !

Nous reprenons la route en direction de Picton/Nelson. Une fois de plus, les paysages de Nouvelle-Zélande ne déçoivent pas. J’ai particulièrement apprécié cette plage complètement sauvage où je me suis arrêtée pour faire une pause. Ce décor m’a rappelé mon île, La Réunion, avec ce contraste entre le sable noir, le bleu intense de l’océan et les montagnes en arrière-plan… à la différence qu’ici, il n’y avait absolument personne.


Nous visiterons la région de Marlborough en dernier, puisque c’est de là que partira notre ferry vers l’île du Nord. En attendant, cap sur la région de Tasman !
4 – Baies, vignes et fjords intérieurs : Région de Tasman & Malborough
Région de Tasman

1- Parc national d’Abel Tasman : au départ de Marahau

Présentation du Parc national de Abel Tasman :
Le parc national Abel Tasman est le plus petit des parcs nationaux de Nouvelle-Zélande, mais il n’en demeure pas moins spectaculaire. Avec ses plages paradisiaques aux eaux turquoise, ses forêts côtières luxuriantes et ses sentiers qui longent un littoral sauvage, il offre une multitude d’activités pour les amoureux de la nature.
Activités possibles : randonnée et camping, farniente sur la plage, kayak de mer, bateau-taxi (idéal si vous souhaitez visiter un endroit sans randonner, ou au contraire vous faire déposer pour revenir à pied)…

Accès : Marahau est le village principal et le point de départ le plus courant. C’est ce que nous verrons dans cette partie.
Kaiteriteri : autre point d’entrée avec une belle plage et des options de transport maritime.
Totaranui ou Wainui Bay : accessibles par la route au nord pour ceux qui veulent démarrer depuis l’autre extrémité. Nous verrons l’entrée Totaranui plus bas !
Randonnée : Marahau – Anchorage – Torrent bay sur 2 jours

L’Abel Tasman Coast Track est l’une des Great Walks de Nouvelle-Zélande. Elle suit toute la côte, de Marahau à Wainui Beach, sur 60 km. Comparée aux autres Great Walks, celle-ci est relativement facile grâce à son faible dénivelé. En effet, le sentier comporte peu de montées, est très bien balisé et reste accessible à tous les niveaux avec un minimum de condition physique. Le parcours se fait en 3 à 5 jours, en camping ou dans des huts DOC. Comme pour toutes les Great Walks de Nouvelle-Zélande, il est conseillé de réserver à l’avance.sur le site du doc.
Vous ne souhaitez pas faire la Great Walk, mais voulez tout de même découvrir ce magnifique parc ? Il est possible de randonner sur une journée ou deux. Les campings sont complets ? Continuez de vérifier régulièrement sur le site. Pour ma part, j’ai eu la chance d’obtenir une place au camping d’Anchorage grâce à une annulation, ce qui m’a permis de prolonger un peu ma randonnée et de voir un maximum de sites.
Descritif de la randonnée :
Marahau – Anchorage : 11.6km, 443 m dénivelé +, 3H35 aller simple
Anchorage – Torrent bay aller simple : 3-4 km / 45min-1h par le sentier à marée basse (sentier facile, plat avec traversées de plage), 6-7 km / 1H30-2H par le sentier a marée haute (distance plus longue avec un peu de dénivelé).


Vérifiez toujours les horaires des marées avant de partir afin d’éviter de rester bloqué ou de devoir faire un détour plus long.Le site officiel du DOC ou des applications locales de marée peuvent vous aider à planifier votre excursion.
Conseil : ici, l’eau peu profonde et turquoise est due à la marée haute ! Essayez donc de vous y rendre à ce moment-là pour profiter pleinement de ce paysage de carte postale. Pour ma part, je suis arrivée à Torrent Bay à marée haute, puis j’ai attendu la marée basse pour rejoindre Anchorage par le sentier le plus court. Voyez la différence :


Le camping d’Anchorage :
C’était mon premier camping en solo, et je me suis sentie vraiment en sécurité ! Le sentier est fréquenté, on n’est jamais vraiment seuls, et il est quasiment impossible de se perdre tant il est facile d’accès. Si vous souhaitez vous lancer dans ce type d’aventure, je ne peux que vous recommander de le faire ici.
Le camping d’Anchorage dispose de cinquante emplacements pour tentes, de toilettes (avec chasse d’eau), abris cuisine, eau à puis potable (à faire bouillir), et foyers autorisés. Tarif : 21 NZD de Mai à fin Septembre, 31 NZD de Octobre à fin Avril

2- Parc national d’Abel Tasman : au départ de Totaranui

L’accès à Totaranui se fait principalement par une route partiellement goudronnée, puis par une route de gravier. Autant vous prévenir : cette portion de gravier s’étend sur 12 km. Il vous faudra environ une demi-heure pour traverser ce segment, au milieu d’une forêt dense et de virages serrés.
MAIS, le voyage en vaut la chandelle !
Au bout de cette route, on y trouve un immense parking gratuit près de la plage et du camping.
Camping Totaranui : C’est un immense camping proposant plus de 269 emplacements tentes/sans électricité. Il y a également une zone réservée uniquement aux randonneurs de la Great Walk (Totaranui étant l’autre extrémité du parc). Tarif : 18 NZD du 9 Février au 25 Décembre, 20 NZD du 26 Décembre au 8 Février. Plus d’infos ici.
Le lieu est idéal pour lézarder sur la plage. Évidemment, je n’ai pas pu résister à l’envie de marcher sur l’Abel Tasman Track, alors j’ai pris mon sac à dos et suis partie explorer. Je vous conseille d’aller au moins jusqu’au point de vue sur la plage de Totaranui, qui est splendide ! Comptez environ 40 minutes à 1 heure pour l’aller-retour.
3- Wharariki beach & Cape Farewell
- Cape Farewell est le point le plus au nord de l’île du Sud ! Elle est célèbre pour ses falaises abruptes de calcaire plongeant dans la mer de Tasman. Par temps clair, on peut parfois apercevoir l’île du Nord à l’horizon. Le sentier, bien entretenu, mène directement au point de vue en 5 à 10 minutes de marche.

- Wharariki beach est l’une des plages les plus spectaculaires de Nouvelle-Zélande. Elle est notamment connue grâce a une photo que l’on a tous eu sur nos ordinateurs : Le fond d’écran Windows 10 !

Accès : 20 minutes de marche depuis le parking. Le sentier est facile/modéré et traverse des pâturages puis des dûnes avant d’arriver sur la plage.
Marées : La plage est accéssible a marée basse comme a marée haute. Cependant, je vous conseille d’y aller a marée basse pour profiter au maximum : des grottes marines et des arches (qui sont inondées a marée haute) ainsi que des piscines naturelles où l’on peut observer des otaries.

Téléphone en main avec la photo Windows 10., regard sur les différentes falaises, je me mets donc en quête du fameu point de vue. Ce n’était pas évident, surtout quand il n’y a pas qu’une seule grotte, mais plusieurs ! Après analyse du paysage : Bingo, je l’ai trouvé. Moi qui pensais que le lieu serait bondé de monde, ce n’était pas du tout le cas. Je pense que beaucoup n’ont pas cette patience de chercher par eux-mêmes. Tant mieux ! C’est une bonne chose qu’aucun panneau n’ait été installé afin de ne pas tourner cette grotte en attraction touristique non plus. La photo datant de 2015, il était impossible de recréer exactement le même cadrage avec les roches, qui se sont érodées au fil des années. On reconnaît tout de même l’endroit et voici ce que ça donne :

Malgré le vent et le froid, je continue de longer la plage pour admirer ces paysages sauvages et enchanteresques..


Région de Malborough
Nous arrivons presque à la fin de ce périple sur l’île du Sud avec cette dernière région : Malborough !
- 1- Nelson Lakes National Parc
Situé dans la région de Tasman, au cœur des Baies de Nelson, le parc est un écrin de montagnes, de forêts et de lacs glaciaires, idéal pour les amoureux de randonnée et de nature sauvage.
Accès : La principale porte d’entrée est le village de St Arnaud, accessible depuis Nelson (environ 1h30‑2h de route) ou depuis Blenheim. Depuis St Arnaud, une petite route mène directement aux parkings de départ des randonnées. Que vous soyez à la recherche de randonnées courtes, à la journée ou sur plusieurs jours, le parc offre de nombreux choix. Mon choix s’est porté sur le Mt Robert circuit :
Randonnée du Mt Robert Circuit : Modéré, 8.5km, 636m dénivelé +, 4-4h30
Le circuit combine deux pistes principales : Pinchgut Track pour monter, et Paddy’s Track pour redescendre, formant une boucle. En quelques heures, on grimpe depuis les sous-bois ombragés jusqu’aux crêtes alpines offrant une vue imprenable sur le lac Rotoiti, le village de St-Arnaud et les montagnes environnantes. Le sentier alterne entre passages forestiers, panoramas ouverts et herbes de montagne balayées par le vent. Une randonnée accessible mais sportive, parfaite pour découvrir la diversité et la beauté sauvage de la région.


Après l’effort, le réconfort. Je me suis posée au bord du lac Rotoiti pour une baignade, ma toute première dans un lac néo-zélandais d’ailleurs. Avec une température estivale élevée, un lac profond et transparent, et un décor de rêve, tout s’y prêtait parfaitement !

- 2- Nelson

Réputée pour son climat doux et ensoleillé, Nelson est l’une des plus anciennes villes de Nouvelle-Zélande. La ville est également connue comme la capitale artistique de la Nouvelle-Zélande, avec de nombreuses galeries, ateliers et festivals culturels.
Points forts à visiter : Le cente-ville pour son architecture coloniale et petites rues charmantes, Tahunanui Beach qui est une plage populaire pour la détente et les sports nautiques, et les parcs nationaux de Abel Tasman et Nelson lakes que nous avons vu plus haut.
Situé entre Nelson et Picton, je vous propose un arrêt très sympa dans un havre côtier paisible et facilement accessible :
Cable bay

Cable bay walkway : Difficile 14.2km, 928d +, 6-6.5h A/R
Le Cable Bay Walkway est un sentier côtier de 3,5 h reliant Cable Bay à Glenduan. Il traverse des collines, des pâturages et des forêts natives, offrant des vues panoramiques sur la baie, l’île Pepin et la mer de Tasman. Attention, le sentier peut être fermé pendant la période de mise bas des mouton. Les dates exactes peuvent varier légèrement d’une année à l’autre, et le propriétaire de la ferme affiche des panneaux aux deux extrémités du sentier. Ce qui a été mon cas lorsque j’ai voulu faire la randonnée. Je me suis donc contentée d’une petite balade jusqu’au panneau d’interdiction. Ce fut suffisant pour profiter de ce beau panorama :


Dernier arrêt de ce road-trip sur l’île du Sud, direction Picton où l’on va pouvoir visiter les alentours avant de prendre le ferry vers l’île du Nord.
- 3 : Picton

Nichée au fond des Marlborough Sounds, Picton est entourée de baies, de collines verdoyantes et d’eaux turquoise. Elle est surtout connue comme porte d’entrée de l’Île du Sud avec les ferries provenant de Wellington.
Que visiter en attendant son ferry ?
Tirohanga Track : Difficile, 6.1km, 428m d , 2.5-3H A/R

J’ai choisi cette randonnée pour sa proximité, facilement accéssible depuis la ville. Accès : Depuis Newgate Street ou Garden Terrace.
Le chemin traverse une forêt autochtone en régénération : arbres, buissons, végétation typiquement néo-zélandaise avant d’atteindre le sommet. Le « Hilltop view » offre une vue panoramique pour admirer Picton, le port, Waikawa, et les Marlborough Sounds selon la météo.

Conduire sur la route « Queen Charlotte drive »

La Queen Charlotte Drive est une route panoramique de 35 km qui relie Havelock à Picton. Surplombant les Marlborough Sounds, elle offre des panoras sur la mer turquoise, les petites criques isolées, forêts verdoyantes et baies pittoresques. Je ne n’ai pas faite en entière mais voici les arrêts que j’ai fais :
Cullen Point Lookout Track (Mahau sound) : Il s’agit d’une balade courte (≈ 10 minutes aller-retour) près de la petite ville de Havelok. On est dans une zone de collines boisées, avec de la végétation native et des vues qui alternent entre forêt dense et ouvertures sur la côte. Mahau Sound est moins profond que d’autres sounds de la région, ce qui le rend plus calme, plus protégé

Ngākuta Bay : jolie plage avec coins pique-nique :

Governor’s Bay : petite plage isolée idéale pour une pause baignade :

Ainsi se termine notre périple sur l’île du Sud ! Si vous allez sur l’île du Nord, voici les informations dont vous aurez besoin :
Traversier Ile du Nord /Sud , Les principaux opérateurs et leurs différences :
- Interislander (KiwiRail) : Navires plus grands, plus stables (notamment en cas de météo difficile), plus de confort à bord sur certains navires, traversées fréquentes.
- Bluebridge : Tarif souvent plus avantageux, cabines privées pour avoir de l’intimité, Terminal plus accessible / plus pratique selon ton point de départ à Wellington pour certains passagers (le Bluebridge Ferry Terminal est situé à 10–15 minutes à pied de la gare de Wellington alors que celui de Interislander est un peu plus excentré au nord) , fréquence de traversées moindres.

Temps de traversée : 3h30 environ
Tarifs : Les tarif dépendent de la saison et du remplissage mais voici tout de même une estimation :
Passager “piéton” (adulte) : NZ$ 65-80
Enfant (2-17 ans) : NZ$ 35-45
Voiture (≤ ~5.5 m) : NZ$ 180-230 pour un aller simple
Véhicules plus grands / camping-cars : NZ$ 250-350+ selon longueur.
Une chose à retenir si vous voyagez avec un véhicule: Réservez tant que possible en avance ! Non seulement pour le tarif, mais aussi pour vous garantir une place à bord. Les ferries sont souvent complets en période d’été. Si vous voyagez en décembre-janvier, prévoyez au mois 2-3 mois en avance. En dehors de ces périodes (mars à novembre), réserver quelques jours à l’avance suffit souvent.
J’ai fais la traversée avec Intersislander mi-janvier pour la somme de $223.84 avec ma Honda Odyssée, en réservant 15 jours d’avance. Je n’ai pas vu le temps passer tellement j’avais les yeux collés sur le paysage. Pendant la navigation, le ferry serpente entre de nombreuses petites îles et peninsules. Les côtes sont accidentées et verdoyantes, avec parfois des plages de sable doré ou des falaises rocheuses. Un conseil : prévoyez de vêtements chauds si vous souhaitez observer le paysage dehors, c’est très venteux. D’ailleurs, les facteurs vent, froid, ventre vide et déshydratation m’ont vallu un beau mal de mer en rentrant à l’intérieur du ferry. Tout semblait tanguer. Morale de l’histoire : mangez, buvez et restez au chaud !
L’aventure continue sur lîle du Nord 🙂 Si vous ne l’avez pas encore lu, l’article est disponible ici : Road-trip & camping en Nouvelle-Zélande – Itinéraire de 3 semaines sur l’île du Nord
Des remarques, questions ? N’hésitez pas en commentaire. & je vous dis à bientôt pour une 3ème et dernière destination PVT 🙂
En attendant, retrouvez-moi sur IG : naturexplorer974